Conférence de l’UMES à Maisons Alfort le 20 novembre 2013



Avec l’aimable autorisation de l’Association Internationale du Chat Russe


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L’UMES ( Unité de Médecine de l’Élevage et du Sport) a organisé à l’Ecole Nationale de Medecine de Maisons Alfort des « soirées UMES » dédiées aux Éleveurs et aux vétérinaires et étudiants de l’ENVA le 20 novembre 2013.


La conférence était animée par les Dr S.PERROT et B. POLACK, maitres de conférence à l’ENVA.


Elle portait sur « la trichomonose féline : quoi de neuf »


Notre ami Claude MAILLARD était présent cette conférence.

Vous trouverez ci-dessous un résumé de la présentation fait par Claude.

Les Conférences de l’UMES sont payantes (10€) et permettent d’avoir un certificat de présence dans le cadre de la formation continue pour conserver son certificat de capacité.

 

Avant de lire son résumé, nous voulons vous rassurer, même si beaucoup d’élevages sont contaminés par la TRICHOMONOSE FELINE, ce n’est pas un parasite très agressif.

Par ailleurs la trichomonose féline , sauf cas très particulier d’un humain immunodéprimé, ne se transmet pas à l’homme.


 

Prochaine conférence de l’UMES à l’ENVA le mardi 7 janvier: sujet Felv Fiv

 


TRICHOMONOSE Féline

 


Conférence à l’Ecole Nationale Vétérinaire d’Alfort (ENVA), soirée UMES éleveurs le mercredi 20 novembre 2013. Bruno Polack bpolack@vet-alfort.fr – Maître de conférences. Étude parasitologie élevage Sébastien Perrot sperrot@vet-alfort.fr – Pharmacien


Description de la maladie :


- observée en 1922 par Brumpt, première description en 1996, depuis de nombreuses descriptions partout dans le monde,

- c’est une affection infectieuse, contagieuse due à un prostite (être monocellulaire)

qui provoque des diarrhées chroniques et récidivantes surtout chez le jeune chat,

- le parasite possède trois flagelles (structure permettant la mobilité d’une cellule) antérieurs d’où son nom à tritichomonas foetus. Taille 10 µm. et il peut prendre trois formes :

  • Trophozoites
  • Pseudokystes (sans flagelles)
  • Amiboïdes (chez l’homme, rôle pathogène ? Cancérigène ?)

- il se localise dans la partie basse, distale, du tube digestif (fin de l’intestin grêle, gros intestin),

- sa résistance : à l’humidité plusieurs jours (trois jours en moyenne dans l’alimentation en boite ), quinze minutes dans les croquettes, au moins deux jours dans… les limaces. Donc attention aux déjections dans les jardins et aux limaces que les chats peuvent manger !


Signes cliniques :


- LE signe de la maladie, c’est une diarrhée chronique ou récidivante. Selles molles à liquides, souvent grasses. Fèces en « bouse de vache » avec forte odeur désagréable, augmentation de la défécation, avec souvent incontinence fécale,

- plus fréquente chez le chaton et le jeune chat,

- l’état général est souvent conservé et beaucoup de chats infectés ne sont pas malades cliniquement. Plus fréquente chez le chat de race (pas de sensibilité ou de résistances observées en fonction des races),

- évolution généralement favorable en plusieurs mois (six à neuf mois souvent).


Circulation du parasite :


- pas de transmission bovin et porc vers le chat,

La maladie existe chez le bovin (maladie vénérienne qui provoque stérilité et avortement) en extinction grâce à l’insémination artificielle,

-trichomonose pulmonaire humaine. On suspecte que c’est le même parasite. Zoonose avec transmissibilité possible vers l’homme mais seulement si malade immunodéprimé,

- la contamination se fait entre chats par voie fécale et orale.


Statistiques :


Thèse a l’ENVA (Nora Brigui). 9 élevages sur 19 sont parasités (151 chats testés).

Etude a Lyon : 18 élevages sur 117 sont parasités

Taux d’infection de 10 à 59% des élevages


Diagnostic :


- Observation directe au microscope : elle est possible si infestation importante.

- Culture des fèces. La sensibilité de la culture ne dépasse pas 55 %

- Détection par contre, très bonne par la PCR qui doit être réalisée facilement


 Diagnostic différentiel :


Giardiose, Coccidioses, Coronavirose, Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, Allergie et intolérance alimentaire, Campylobactèriose.

  

Traitement de la trichomonose :


- Plusieurs molécules ont été testées, seul le Ronidazole à une efficacité permanente. Efficace à 30 mg/kg. Les antibiotiques et anti diarrhéiques ne sont pas efficaces.

- Le Ronidazole perturbe la chimie du glucose dans le parasite et crée un toxique.

- Effet indésirable à partir de 30 à 50 mg/kg/12 heures sur le système nerveux. La molécule est absorbée dans l’intestin grêle mais pas dans le gros intestin.

- Un seul médicament avec une AMM existe et il n’est pas adapté pour le chat : le Trichorex.

- L’ENVA réalise des préparations sous forme de gélules (gélules qui se dissolvent dans le gros intestin pour éviter l’absorption trop précoce par l’intestin grêle et les effets indésirables). Préparation payante qui doit être demandée par ordonnance par un vétérinaire. Ce traitement est très efficace.

1 gélule toute les 12 heures. Ne jamais enlever l’enveloppe de la gélule sinon absorption par l’intestin grêle et atteinte du système nerveux.

- On ne traite que les chats malades, pas l’ensemble des chats d’un élevage.


- Attention : Si mauvais diagnostic et utilisation d’un traitement pour un autre parasite, le parasite devient résistant à la Ronidazole.

Rédigé par Eurothai

Publié dans #La Santé

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