Partager l'article ! L'alimentation du chat: Part 8, Avoir un beau poil, l'Herbe a chat et les Chats Difficiles!: Comment nourrir son chat pour embellir son po ...
Des touffes de poils éparpillées dans toute la maison. Pas de doute : la mue estivale est là et passe, aussi dévastatrice qu’un typhon.
Une fois que le vétérinaire a vérifié l’état de santé du chat, un bon régime et quelques conseils d'alimentation peuvent permettre de résoudre le problème ; nous allons voir comment.
Quasiment un tiers des protéines ingérées quotidiennement par le chat servent au renouvellement de l’épiderme et du poil. Un apport protéique équilibré est donc la première règle à respecter pour que le chat ait une belle robe. Un régime avec un bon équilibre entre les hydrates de carbone et les protéines a une importance capitale.
Les vitamines ont un rôle essentiel pour la vitalité du poil. C’est pour cela qu’il faut équilibrer le régime avec des vitamines A et H, car une carence peut provoquer une sécheresse cutanée et une desquamation, une sensibilité accrue de la peau aux infections bactériennes (les sources les plus courantes de vitamine A sont le foie, le jaune d’œuf, le lait, l’huile de foie de poisson ; les sources de vitamine H sont le maïs, les anchois, la levure).
On ne négligera pas pour autant les vitamines E, B6 et B5 car, quand leur taux est insuffisant dans le régime, le poil devient sec et fragile (les sources de vitamine E sont les céréales ; celles de vitamine B6 sont le poisson, le son et le germe de blé ; la vitamine B5 se trouve dans les céréales et le soja). Il faut également surveiller la présence de vitamine B10 (dont sont riches les céréales, les légumes verts et le foie), garantie d’une belle pigmentation de la robe.
Les sels minéraux, notamment le cuivre et le zinc, sont indispensables à la synthèse de la kératine (la protéine de base qui constitue le poil). Les aliments à base de poisson, de viande, de maïs et de froment sont donc les bienvenus. La liste des alliés du pelage est complétée par les acides gras essentiels contenus dans l’huile de maïs et de soja, ainsi que par la méthionine, présente dans l’oeuf, le poisson et le germe de blé.
Les chats mangent la Nepeta cataria, communément appelée « herbe à chat », qui favorise un comportement (roulement du corps et frottement de la tête) semblable à celui adopté durant la période des chaleurs.
Rien ne certifie pourtant qu’elle contienne des substances déclenchant des comportements de type sexuel ou qu’elle procure un plaisir particulier.
La Nepeta contient un composant semblable à une substance présente dans l’urine de l’étalon, auquel tous les chats sont sensibles, les mâles également, et en particulier les chattes en chaleur.
L’herbe à chat stimule les comportements joueurs et les simulations de bagarre, mais elle n’incite pas, par exemple, les femelles à montrer leur zone génitale, à faire des vocalises ou à adopter des postures propres à l’accouplement.
En outre, les chattes en chaleur ne secouent pas la tête comme font les chats ayant mangé de l’herbe à chat. Quant aux mâles, ils ont les mêmes réactions que les femelles après avoir ingéré de l’herbe à chat.
Lundi poulet, mardi lapin, mercredi pâté de thon, et ainsi de suite. Un menu de restaurant ? Non : ce ne sont que les plats proposés à un chat dans l’espoir que quelque chose lui plaise. C’est parfois le cas, mais, la plupart du temps, le chat fait la grève de la faim, bien qu’il soit en pleine forme. Remords et reddition du maître : la valse des menus recommence comme précédemment.
La majeure partie des maîtres de chat se comporte de cette façon, mais ils n’y sont pour rien. La faute en incombe à la mère : elle a mal dressé ses petits. Voyons pourquoi, et ce qu’il faut faire pour que le chat ait une alimentation à la fois saine et bonne sans céder à l’énervement à chaque repas.
Dans ce cas, il est assez facile de le familiariser avec un régime varié, mais simple. C’est en effet durant la période de sevrage, quand on passe du régime lacté au régime solide, que se commettent les erreurs alimentaires les plus fréquentes. Si la mère est là, le chaton s’habitue à manger ce qu’on lui offre, des croquettes aux souris en passant par les grillons et la nourriture en boîte, en fonction de ses propres penchants alimentaires.
Si l’on adopte une jeune chatte au moment du sevrage, il faut penser à cette règle et apprendre au chaton à manger de tout (y compris des légumes), car même s’il est essentiellement carnivore, il trouve dans la nature, dans l’estomac des petits herbivores chassés, la quantité nécessaire de fibres végétales riches en sels minéraux et indispensables à son transit intestinal.
Une chatte alimentée ainsi fera certainement une excellente mère, même sur le plan nutritionnel.
Il est moins difficile d’éduquer un chaton qu’un chat adulte à un nouveau régime, mais on utilisera la même astuce. Elle consiste à intégrer progressivement et en quantités de plus en plus élevées unaliment nouveau à la nourriture que le chat consomme habituellement, sachant que la mutation complète peut nécessiter 20 à 30 jours, pendant lesquels il faudra être très patient. La victoire est garantie avec les chatons. Elle est un peu plus difficile avec les adultes.
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