Le chat et l’homme, par Sonia

Publié le 12 Août 2012

Le chat et l’homme

 

 

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« La tête du chat épouse parfaitement la main de l'homme, son corps lui glisse naturellement entre les doigts. L'homme ne pouvait échapper longtemps à la fascination de ce vagabond superbe,sauvage et pourquoi pas, un peu magique. »

 

C'est sous le signe de l'utilité qu'a commencé l'association de l'homme et du chat. La domestication du chat par l'homme comporte toutefois des zones grises car on n'est jamais vraiment sûr qu'elle soit tout à fait accomplie. Malgré son compagnonnage avec l'homme le chat a su rester lui-même. Non serviles et pas très obéissants, les chats n'ont-ils pas la réputation de n'en faire qu'à leur tête? À la différence du chien, le chat n'appartient à personne. En fait, sa forte personnalité en déroute plus d'un et ne laisse personne indifférent... on l'adore ou on le déteste!

 

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Le chat ne fuit pas l'homme, au contraire il recherche sa compagnie. Et, au fil du temps, la main qui le caresse, le nourrit, le brosse ou le soigne lui inspire de la reconnaissance. La fidélité du chat doit se gagner: aucune loyauté aveugle, aucun instinct de dépendance ne le contraindra à rester dans un foyer où il est maltraité. Ou encore, s'il se sent négligé, gare aux représailles... À l'opposé, s'il se sent compris et aimé, le chat peut nouer avec l'élu de son coeur des liens d'affection d'une richesse inouïe!

 

En fait, le chat s'est adapté à merveille à la vie de l'homme des villes. Il s'accommode sans rechigner même des appartements exigus! Un bon coussin, une fenêtre pour rêvasser, de la nourriture, quelques gâteries et beaucoup d'amour, le voilà heureux!

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Mais comment le chat perçoit-il l'homme? Les éthologistes pensent que le chat qui vit à nos côtés, nous prendrait tout simplement pour d'autres chats, ce qui expliquerait certains de ses comportements. Par exemple, le chat communique avec nous par tous les moyens à sa disposition comme il le ferait avec ses semblables : il ronronne, fait le gros dos, se roule par terre, il utilise sa voix, enfle sa queue. Il n'y a pas de chats muets ou sots, il n'y a que des gens qui ne les comprennent pas.

 

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On ne peut parler de la relation de l'homme et du chat sans mentionner les chats de personnalités célèbres. Certes, quelques chats sont devenus plus célèbres que leurs maîtres mais c'est en général l'inverse qui se produit. On se souvient des chats du Cardinal Richelieu qui les avaient appelés Serpolet et Lucifer. Il y eut également la chatte Doyenne qui, paraît-il, se lamentait autant que son maître Jean-Jacques Rousseau. Ou encore, Eponine la chatte de Théophile Gauthier. À son sujet existe une anecdote selon laquelle Théophile Gauthier, qui s'apprêtait à renvoyer un compositeur inconnu venu lui rendre visite, se ravisa sous le prétexte que sa chatte s'était assise sur les genoux du visiteur! Il y eut aussi le chat le plus célèbre de l'époque romantique, Micetto, que Châteaubriand avait reçu en cadeau du Pape Léon XII. Pulcinella, la chatte du compositeur Scarlatti pour qui il écrivit sa "Fugue du chat".

 

 

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Quoi d'autre? La politique! Que dire des nombreux chats de Winston Churchill ou encore, des chats qui ont vécu aux côtés des présidents des États-Unis. Lincoln en possédait un nommé Tabby, Théodore Roosevelt en avait deux, dont Slippers un gros chat gris à six doigts. Les enfants de J.F. Kennedy et leur chat Tom Kitten qui eut droit à une nécrologie officielle dans la presse américaine : "Contrairement aux humains dans sa position, il n'a pas écrit ses mémoires et n'a pas cherché à tirer profit de son séjour à la maison blanche, bien qu'il prît connaissance de nombreux secrets officiels." En dernier lieu, Socks, qui est encore et malgré tout, le premier chat des États-Unis... Qui sait? Georges Wahington en avait peut-être un aussi...

 

Il n'est donc plus à démontrer que le chat se retrouve, aux côtés de l'homme, dans une multitude de domaines, y compris même l'alimentation humaine! En effet, le chat a été couramment servi à table! En temps de guerre ou de disette, le chat palliait au manque de viande.

 

Cette habitude alimentaire étaient d'ailleurs profondément ancrée dans les moeurs, comme le révèlent les chansons populaires, les contes, les gravures qui sont le reflet d'une époque. Lors du siège de Paris en 1870, les boucheries vendaient d'ailleurs du chat pour 13 ou 20 francs.

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Rassurez-vous, la Déclaration universelle des droits de l'animal (1978) mit fin à cette pratique dans les pays occidentaux. Malheureusement, dans certains pays asiatiques, comme la Chine, le chat est encore un mets recherché!

 

Les propriétaires de chats le savent... fidèle mais discret, le chat est un compagnon merveilleux. Il possède l'art de s'installer tout doucement dans nos vies et de devenir indispensable et ce, jusqu'à sa mort ce qui nous rend souvent inconsolables.

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #L'Histoire des chats

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