Articles avec #le cineblog des chats tag

Publié le 28 Janvier 2013

Le chat - Pierre Granier-Deferre (1971) 

 

 

1 

Synopsis :

Un couple de retraités, les Bouin, habite dans une banlieue parisienne en plein bouleversement par les travaux d'urbanisme moderne : lui, ancien ouvrier typographe ; elle, ancienne trapéziste de cirque dont la carrière s'est terminée trop tôt en raison d'une chute lors d'un spectacle. Ils n'ont jamais eu d'enfants. Après 25 ans de mariage, leurs sentiments se sont désagrégés avec le temps et ils vivent maintenant un huis-clos dans leur pavillon, dans une atmosphère pesante et une cohabitation désormais plus forcée que souhaitée, bien que ni l'un ni l'autre ne désire quitter la maison. Lorsque le mari recueille un chat auquel il voue toute son affection, la jalousie de l'épouse devient de la haine, atteint un paroxysme et c'est désormais une guerre silencieuse, âpre et implacable qui se joue autour de ce chat.

 1297954d1283179166-locandine-colonne-sonore-musiche-di-film

Critique :

Après 25 ans de vie commune, les Bouin ne communiquent plus que par des petits billets. A cause du chat de Julien, que Clémence a tué par jalousie...

Il y a le Chat Botté, le Chat Machine, le Chat de Geluck, le Chat Potté, le chat de Malraux et ceux des auteurs de Suite 101… Il y a aussi Le Chat de Simenon (1967), un roman psychologique que Pierre Granier-Deferre a filmé en 1971 avec deux acteurs français au meilleur de leur forme : Jean Gabin (Julien) et Simone Signoret (Clémence).

 

Le Chat est l’histoire d’un mari et de sa femme qui se sont aimés naguère et se haïssent aujourd’hui. On pense à la formule d’Hyppolite Taine : « On s’étudie trois semaines, on s’aime trois mois, on se dispute trois ans, on se tolère trente ans et les enfants recommencent.. » Sauf que, là, chez les Bouin, cela fait seulement 25 ans que ça dure et qu’il n’y a pas d’enfant !

Julien était ouvrier typographe (les seigneurs de l’imprimerie de papa !) et a gardé dans sa cave des centaines de journaux qu’il a imprimés avec la passion du travail bien fait. Il est ronchon, bougon, grognon comme sait l’être Gabin sans avoir à forcer sa nature…

 18812500

Ce n’est pas un sénior d’aujourd’hui avec un corps de quinqua et un agenda de ministre (Banque alimentaire le lundi, club œnologique le mardi, etc.). C’est un retraité à l’ancienne, Julien, qui s’ennuie ferme entre deux cigarettes et deux chapitres d’un roman de Zola, et qui ferme toujours le dernier bouton de ses chemises de vieux…

Clémence, elle, était trapéziste de cirque jusqu’à ce qu'une chute l’a condamne au plancher des vaches et à une légère claudication…Souvent, pour passer le temps et rêver, elle classe de vieilles photos des artistes qu’elle a connus au temps de sa splendeur, quand elle impressionnait le public, à 10 mètres du sol…

 56620 t6

Le couple vit à Courbevoie, dans une maison achetée quand ce village avait encore des arbres dans l'impasse Dupuis, un je ne sais quoi d’humain, du cachet. «Vous resterez ici pour toujours !», leur avait prédit l’agent immobilier le jour de la vente. Tu parles, Charles ! Le quartier est en pleine transformation - La Défense se construit ! - et les Bouin ont reçu leur avis d’expropriation…

Les premières images du film permettent de se mettre dans l’ambiance - mauvaise, très mauvaise - qui règne chez les Bouin. Sans comprendre ce qui les éloigne l'un de l'autre, on voit Monsieur et Madame se rendre séparément chez l’épicier et revenir chez eux à 10 mètres de distance…

Puis chacun prépare sa tambouille dans la cuisine en prenant ses victuailles dans des tiroirs cadenassés !!! C’est peu dire que l’atmosphère est oppressante, irrespirable, y compris quand chacun s’installe à sa propre table…

 chat-110

Pas un mot, pas un regard, rien ! Même silence quand ils s’assoient face à face dans le salon. Lecture pour Monsieur, tricot pour Madame. Silence encore, le soir, dans la chambre avec ses deux lits jumeaux.

Ah, le dialoguiste - l’excellent Pascal Jardin ! - ne s’est pas épuisé pendant le premier quart d’heure !

Très vite, par ses flashbacks, le film permet de comprendre le pourquoi de la brouille entre les anciens tourtereaux : Julien, un jour, a recueilli un chat – « Greffier » - sur lequel il a reporté son affection, ses soins et ses rares sourires…

 

Jalouse de cette présence qu’elle juge de plus en plus insupportable, Clémence a fini par tuer le matou, le «Pépère», comme l’appelle (niaisement) Julien. Lequel, depuis ce drame, a décidé de ne plus parler à sa femme rendant ainsi leur cohabitation pénible à souhait.

A déconseiller aux jeunes qui préfèrent réussir leur mariage, Le Chat vaut surtout par la prestation extraordinaire de ses deux acteurs principaux, qui avaient l’âge, le physique et le talent requis pour interpréter ce couple de Français moyens de 1970 !

 chat-1971-01-g

Bon film !



 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 20 Décembre 2012

L’odyssée de PI

 

 e

 

Synopsis :

Après une enfance passée à Pondichéry en Inde, Pi Patel, 17 ans, embarque avec sa famille pour le Canada où l’attend une nouvelle vie. Mais son destin est bouleversé par le naufrage spectaculaire du cargo en pleine mer. Il se retrouve seul survivant à bord d’un canot de sauvetage. Seul, ou presque… Richard Parker, splendide et féroce tigre du Bengale est aussi du voyage. L’instinct de survie des deux naufragés leur fera vivre une odyssée hors du commun au cours de laquelle Pi devra développer son ingéniosité et faire preuve d’un courage insoupçonné pour survivre à cette aventure incroyable.

 

 aa

 

Critique :

Voilà bien un film que l’on attendait depuis longtemps… depuis le livre de Yann Martel.

« L’histoire de Pi » était un conte qui explorait la croyance envers beaucoup de choses et principalement Dieu sous toutes formes de religion : la foi en soi, en la nature etc…

Il y a quelques années, on parlait de M. Night Shyamalan, d’Alfonso Cuaron (Harry Potter  3) ou de Jean-Pierre Jeunet pour en faire l’adaptation au cinéma et puis finalement, c’est Ang Lee, talentueux réalisateur pour ses films les plus connus tels que « Tigre et dragon » ou « Le secret de Brokeback Mountain » (oscarisé en tant que meilleur réalisateur), qui se met aux commandes de ce film et ce pendant presque… 4 ans !
Le résultat va au-delà de toutes les espérances avec « l’Odyssée de Pi » !
Pourtant, après la lecture du livre, cela semblait mission impossible de réaliser ce genre d’histoire… à moins de n’en faire (qu’)un film d’animation.  Ang Lee (et son équipe) a réussi le défit haut-la-main !

 

 

a 

Débutant avec beaucoup d’humour, le film va prendre un tournant tragique et nous faire voyager avec le jeune garçon Pi et son compagnon de voyage imposé : un tigre du Bengale.
Exploitant les moyens cinématographiques à la manière d’un maestro, images de synthèse et 3D, le spectateur est plongé dans son film à 100%, (sur)vivant tous les événements riches en émotions. Arrêtons nous sur la 3D, car son utilisation surpasse le film de référence en la matière « Avatar », elle apporte beaucoup et est (enfin !) remarquablement utilisée. Elle donne une réelle plus-value lors du visionnage, de ce voyage… Quant aux images de synthèse, principalement utilisée pour certains paysages mais surtout pour le tigre, elles se fondent quasiment dans le film et ne sert qu’à le rendre plus réaliste. Un comble pour une fable !

 

 z

 

Le film, magnifique au niveau de la photographie, avec des scènes irréelles complètement féériques, peut-être un peu trop fluorescentes parfois, rappelant légèrement les couleurs dans « Avatar » qui en abusaient. Arrêtons la comparaison avec le film de James Cameron, car « l’Odyssée de Pi » est un magnifique conte, une ode à la nature, à sa puissance et à son respect (on aura même une pensée pour Miyazaki).

Le film aborde différents sujets comme le dépassement de soi et surtout à tout ce que l’on peut croire (ou pas).
Il s’adresse à un large public, de 7 à 77 ans et il plaira aux petits comme aux grands.

Attention cependant à certaines scènes de tempêtes avec le tigre ou avec la 3D certaines petites têtes blondes pourraient être effrayées.
L’acteur principal inconnu jusqu’à présent est tout à fait juste, sincère dans son interprétation (qui est aussi physique), et arrivera même à vous faire verser une larme.

En bref, L’Odyssée de Pi pourrait bien être le film de l’année 2012 : non seulement une adaptation fidèle (voire meilleure pour certains…) et universelle du livre mais aussi le genre d’oeuvre cinématographique qui vous fait aimer le 7ème art. Deux heures de plaisir, d’aventures, de rêves éveillés, de décors avec un esthétisme à couper le souffle… bref tous les ingrédients qui vous feront voyager…sur l’eau.

Jetez-y-vous sans hésitation, vous ne le regretterez pas ! Un grand, grand, grand moment !

 Sans titre

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 21 Juin 2012

Une vie de chat (2011)

 

 

 e

 

Synopsis :

Dino est un chat qui partage sa vie entre deux maisons. Le jour, il vit avec Zoé, la fille unique de Jeanne, une commissaire de police. La nuit, il escalade les toits de Paris en compagnie de Nico, un cambrioleur d’une grande habileté. Jeanne est sur les dents. Elle doit à la fois arrêter le monte-en-l’air responsable de nombreux vols de bijoux et s’occuper de la surveillance du Colosse de Nairobi, une statue géante convoitée par l’ennemi public numéro un, Victor Costa. Le gangster est également responsable de la mort d’un policier, le mari de Jeanne et père de Zoé. Depuis ce drame, la fillette s’est murée dans le silence et ne dit plus un mot. Les évènements vont se précipiter la nuit où Zoé surprend Costa et sa bande. Une poursuite s’engage jusqu’au petit matin, l’occasion de voir tous les personnages se croiser, s’entraider ou se combattre, jusque sur les toits de Notre-Dame.

 

 

 

Avis :

Une vie de chat, un dessin animé ? Littéralement oui, puisqu'il qu'il s'agit d'une suite de dessins euh... animés. Mais pour ce qui est du scénario, ne vous attendez pas à retrouver le remake des Aristochats !

 

 er


D'abord, parce que même si le titre laisse présager des aventures félines, on se retrouve  majoritairement chez et avec des humains et aussi parce qu'il s'agit plutôt d'un polar que d'un gentil Walt Disney, un  vrai polar pour enfants pas gnangnan (on entend même des gros mots, enfin pas trop gros les mots !)
Eh oui, un dessin animé peut aussi faire trembler, même les plus grands d'entre nous ! On tremble car on sait que les héros de l'histoire n'ont pas de pouvoir magique, on tremble parce qu'on ne peut faire confiance à personne et surtout pas en la nounou qui se révèle être la complice d'un grand méchant ni en sa propre maman qui aveuglée par le chagrin n'est pas consciente du danger qui rôde ! L'ANGOISSE ! Ou plutôt : les angoisses ! Parce que le "film" titille toutes les petites et grandes peurs, peur du noir, de la mort, de la solitude, des voleurs, peur de ne pas être compris par ses proches et pire de ne plus pouvoir communiquer du tout et j'oubliais : peur du vide car la grande majorité de l'histoire se déroule sur les toits de Paris (et en pleine nuit bouhh).

 

 g

 

Bref, on ne va pas voir « Une vie de chat » pour se détendre, non non non... On y va pour admirer le travail original des deux réalisateurs Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli, s'émerveiller devant les magnifiques panoramas de Paris "by night", s'émouvoir devant le destin de la petite Zoé et de Jeanne, sa maman endeuillée, prête à tout pour retrouver l'assassin de son mari. Sombre ? Oui, au sens propre comme au figuré. Mais surtout très réussi !

 

Un polar animé qui s'enferme donc dans une intrigue policière qui le rend assez difficile d'accès aux jeunes enfants.

Les graphismes sont excellents pour certains ou trop simplistes pour d’autres… reste des instants d'humour tout à fait savoureux voire délectables, des personnages facétieux, notamment les gangsters décrits de façon caricaturale et humoristique et ce petit chat tout à fait adorable.

 

On passe donc, malgré tout, un bon moment !

 

 y

 

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 1 Juin 2012

L'Incroyable Randonnée

 

 f

 

 

Synopsis :

 

Avant de partir pour deux mois en vacances, une famille confie la garde des deux chiens et du chat à un ami de confiance qui habite à plus d'une centaine de kilomètres. Un jour leur gardien part chasser et laisse les animaux seuls.

Ceux-ci n’en comprennent pas la raison et décident de partir retrouver leurs maîtres. Commence alors pour Luath, le retriever, Bodger le vieux terrier et Tao, le chat siamois, un voyage à travers la nature hostile du Canada...

 

 

 e

 

Mon avis :

 

Comédie terriblement sympathique, « L'incroyable randonnée » est un modèle du genre dans le divertissement familial reposant sur "l'affectif animal".

On comprend mieux pourquoi le film souffre du jeu des acteurs humains, insuffisamment exposés et mal intégrés au récit. Il est en effet difficile de ressentir une petite émotion lors des retrouvailles finales alors même que les enfants n'ont quasiment pas eu droit de « citer » pendant le déroulement de l'histoire.

C’est donc sur le capital sympathie de nos fidèles compagnons à 4 pattes qu’il faut compter pour que nous soyons submergés d’émotions en tout genre.

Que ce soit les plus grands ou les enfants, personne ne restera insensible face au déferlement de sentiments qui vont les submerger.

 

Vous avez reconnu le chat siamois ? C’est la star des années 60, puisqu'il a aussi participé à un autre grand film : « L’espion aux pattes de velours ».

 

 d

 

Que dire des paysages ?

Tous plus beaux les uns que les autres… et ils accentuent d'ailleurs la réussite de ce film. Même les plus réfractaires à ce genre ne pourront rester de marbre face à de telles splendeurs.

 

Et puis, n’oublions pas le narrateur : Rex Allen, dont le décalage de style apporte une touche de nostalgie au film.

 

 a

 

« L’incroyable randonnée » est un divertissement idéal pour toute la famille et pourtant, malgré ses capacités à plaire à un très large public, il ne connaitra qu'un succès modeste au cinéma.

Ce n’est qu’après sa diffusion à la télévision qu’il obtiendra son statut de « classique » et il aura même droit à deux remake en 1993 et 1996  dans lesquels les animaux parlent ! (« L’incroyable voyage » et « L’incroyable voyage 2 à San Francisco »)

 

« L’incroyable randonnée » est un film à découvrir ou à redécouvrir en famille. :o)

 

 

 

 

 s

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 17 Avril 2012

La Féline (Cat People) 1942

 

 a

 

 

Synopsis :

 

Irena Dubrovna est une jeune dessinatrice de mode qui pense être la descendante d’une race de monstres slaves. Lors d’une visite au zoo, elle rencontre Oliver Reed ingénieur en construction navale. Les deux jeunes New-Yorkais tombent éperdument amoureux, l’un de l’autre. Oliver demande Irena en mariage.

l

Celle-ci accepte mais elle est effrayée à l’idée de perdre sa virginité car selon les vieilles légendes de son pays (la Serbie), elle se transformera en féline et dévorera son amant lorsque celui-ci l’embrassera…

 

 t

 

Mon avis :

 

La féline, ce sont des héros ordinaires : plongés dans New York, Oliver et Irina sont des amoureux comme le public en croise tous les jours, l’identification est immédiate. Ce réalisme apporté au genre fantastique est assez révolutionnaire. Jusqu’alors Hollywood, propose des histoires fantastiques se déroulant dans un passé peu crédible ou dans un futur quelque peu saugrenu. Pour accentuer le sentiment de peur, Jacques Tourneur (réalisateur) décide de cacher le monstre : toujours suggéré, on ne voit que son ombre. Dés lors le public le craint car il est insaisissable. A travers ces choix de mises en scène, la réalisation gagne en efficacité et échappe au ridicule qui touche nombre de films fantastiques de l’époque ! Depuis cette leçon a été retenue par quelques cinéastes qui savent parfaitement gérer l’apparition du monstre.

 

 

 

 y

 

Malgré un petit budget, Tourneur veut que son film réponde à des critères esthétiques élevés.

Pour se faire, il va donc jouer à merveille avec la lumière et les ombres… la plupart des scènes de La Féline sont tournées de nuit et sont remarquables.

 m

Avec La féline, la menace est féminine.

Habituellement, une jeune femme est poursuivie par un monstre aux traits masculins mais avec Tourneur, nous avons une nouvelle vision du monstre, très osée, qui deviendra une mode dans les années à venir même si aucun d’entre eux n’atteindra la force et l’esthétisme de la mise en scène de La féline.

 

 

 a-copie-1.png

 

 

La féline est aussi un très beau drame : drame d’une jeune femme immigrée ayant perdu ses repères, incapable d’aimer, jalouse et trompée…

Tous ces traits de caractères sont magnifiquement exprimés par une Simone Simon fraîchement débarquée de France.

p

En alternant les sentiments de tristesse, de naïveté ou les expressions sadiques, l’actrice fait étalage de son talent avec une grande classe.

Simone Simon paraît totalement habitée par ce rôle et offre une justesse rare à son personnage.

 

 i

 

Tourné en 21 jours pour la somme ridicule de 134 000 dollars, La Féline en rapportera 2 000 000 et connaîtra un succès « monstre ».

Aujourd’hui ce chef d’œuvre du cinéma fantastique est devenu culte aux yeux de nombreux cinéphiles.

 

 o

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 24 Mars 2012

L’espion aux pattes de velours (1965)

 

 

 

 a

 

Synopsis :

 

Deux malfrats, Dan et Iggy, pillent une banque et emmènent, pour couvrir leur fuite, en otage, une des employées, Margaret Miller. Installés incognitos non loin de leur méfait, ils décident d'attendre patiemment que la police abandonne ses recherches. Mais c'est sans compter sur la présence d'un autre "caïd" du quartier ! Enclin à visiter toutes les maisons, au gré de ses envies, un siamois vagabond et chapardeur accède en effet sans mal à la geôle de Margaret, qui s'empresse d'équiper le cou du félin de sa montre-bracelet, préalablement gravée d’un Help !" ("Au secours !") au verso, espérant ainsi attirer l'attention de quelqu'un.

Tout repose dès lors sur les épaules du chat qui continue, sans prendre conscience d'être le porteur d'un message d'une extrême importance, ses petites habitudes de vagabondage. Regagnant, comme tous les soirs, le domicile des sœurs Randall, le matou finit par attirer l'attention de la plus jeune qui, intriguée par le curieux collier, alerte aussitôt le F.B.I. Une équipe dirigée par le séduisant Zeke Kelso s'installe alors dans la villa des filles et met en place une discrète filature du chat...

Tout ce petit monde parviendra t'il à mettre la main sur les deux malfrats et à libérer Margaret ?

 

 

 z

 

Mon avis :

 

Les studios Disney nous présente une petite comédie familiale des années 60.

Ce film s’adresse à un public de 7 à 77 ans… et tous prendront du plaisir à suivre les aventures de ce superbe chat Siamois.

Ce n’est pas nouveau, Disney aime les animaux et une fois de plus, c’est l’un d’entre eux qui a la vedette.

 

 q

 

Cette comédie regorge d’idées originales et plus drôles les unes que les autres.

Le jeu des comédiens est plaisant et PV (petit voyou), le nom du chat, lui va comme un gant !

 

 s

 

Ce chat est d'ailleurs la star dans les années 60, puisqu'il a aussi participé à un autre grand film en 1963, « L'Incroyable Randonnée ». 

Nous en reparlerons prochainement dans un autre article.

 

 

 d

« L’espion aux pattes de velours », c’est donc un film ô combien sympathique et qui fait ressortir de merveilleux souvenirs d’enfance…

 

Une enquête amusante où PV tient un rôle clé et, du fait qu’il est un chat, complique la situation tout en la rendant comique au plus haut point  !

 

Un film éponyme qui nous vient d’un vieux livre de M. et G. Gordon, difficilement trouvable de nos jours.

 

 w

 

A voir ou à revoir pour passer un agréable moment… CULTE !! :o)


 

 ww

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 4 Mars 2012

Le Royaume des Chats

 

猫の恩返し, Neko No Ongaeshi

 

 z

 

 

 a

 

 

L’histoire :

 

Une jeune lycéenne, Haru, 17 ans a du mal à se lever le matin et souvent, elle n’arrive pas à l’heure ! Evidement, elle manque de confiance en elle et elle est amoureuse de l'un des plus beaux garçons du lycée mais n'ose pas lui dire...

Bref, les petits problèmes de quasiment toutes les étudiantes.

Un jour, revenant du Lycée avec son amie, un petit chat passe à côté d'elles.

Celui-ci transporte dans sa bouche une boite avec un ruban.

 

 

 e

Le petit chat traverse la route alors que le feu est au vert et un camion roule vers lui…

Haru se jette sur le chat et lui sauve la vie.

Celui-ci se dresse alors sur ses pattes arrière, sous le regard ébahi d’Haru, pour la remercier puis s’en va…

 

 

 r

Après avoir passée une bonne nuit de repos, Haru s’efforce de croire que son imagination lui a joué des tours. C’est sans compter sur un autre chat qui vient lui apprendre qu’elle a sauvé le prince du royaume des chats, qu’il voulait faire une fête pour la remercier, la revoir et même la demander en mariage !

 

Haru, ayant très envie de découvrir le royaume des chats, accepte l’invitation… surtout qu’une petite fille ne peut épouser un chat !

 

Que va-t-il se passer au royaume des chats ? Haru pourra-t-elle revenir chez elle ?

 

 

 

 t

Mon avis :

 

Avec « le royaume des chats », vous ne trouverez pas un nouveau Ghibli du niveau d'un Miyazakiavec une histoire profonde, des évènements qui font réfléchir.

Nous sommes très loin d'une "Princesse Mononoke" ou d'un "Voyage de Chihiro".

Ce dessin animé est avant tout un divertissement avec une histoire légère, simple et des personnages touchants. Il ne faut donc pas chercher ici de messages sur la destruction, sur l’écologie, la bêtise de l'Homme...

 

Il n’en reste pas moins un très joli film d’animation avec un chara design (pas de Miyazaki) qui est très agréable à l’œil.

 

La bande son est l’une des plus belles des films Ghibli et la musique de fin est tout simplement magnifique !

 

 y

 

On peut donc conclure en disant que c’est une petite animation sympathique, avec des personnages attachants… un petit divertissement d’1 heure, sans prise de tête, comme il est bien agréable d’en regarder de temps en temps !

 

 

 

 u

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 24 Février 2012

L’adorable voisine

(titre original : Bell Book and Candle) 1958

 

 

 a

 

Synopsis :

Gillian Holroyd est une jeune et belle sorcière qui tient un magasin d'art africain, à Greenwich Village, quartier de la bohème new-yorkaise. L'étrange pouvoir qui lui permet de faire et défaire à sa guise les choses de la vie ne l'empêche pas d'être bien seule en cette veille de Noël. Elle sait que le jour où elle tombera amoureuse, son pouvoir magique disparaitra. C'est alors que le séduisant éditeur Shep Henderson, et locataire du troisième étage, frappe à sa porte, son téléphone étant malencontreusement tombé en panne...

 

z

Mon avis :

Après que le cinéma ait repris les deux volets de “la panthère rose” (Blake Edwards), il était forcément bienvenu de faire redécouvrir au public les œuvres du très méconnu Richard Quine.

Le thème de la sorcellerie (sorcières et sorciers) fascine depuis toujours et le cinéma saura exploiter cette poule aux œufs d’or.

Des « sorcières de Salem », en passant par « ma sorcière bien-aimée », sans oublier « Harry Potter », la magie inspire les scénaristes.

Mais lorsque nous voyons « l’adorable voisine », comment croire qu’elle puisse être une sorcière ?

Kim Novak est sublime, vêtue des plus chics et tient sagement un magasin d’antiquités.

Grâce à son chat siamois Pyewacket, elle plie le monde à ses quatre volontés.

Pour les grands amateurs de magie, « l’Adorable voisine » peut dater, les effets spéciaux n’étant pas à la hauteur d’un « Harry Potter » !!

 

e

Qu’avons-nous comme scènes de sorcellerie dans ce film ? Des herbes, des claquements de doigts, une potion écœurante et un peu de fumée verte ou bleue.

Cependant, ce film, à petit budget, n’en demeure pas moins une œuvre talentueuse avec, entre autres, une magnifique scène d’extérieur dans la blancheur de la neige ou le frère de Gilian s’amuse à éteindre les lumières de la ville… sans oublier ce passage exceptionnel où les musiciens jouent « Stormy Weather » dans une ambiance machiavélique pour faire peur la fiancée de Shepherd, qui a peur des orages.

r

Bien au-delà du scénario en lui-même, « l’Adorable voisine » nous questionne sur le monde de la magie au cinéma.

Ne faut-il pas voir le cinéma comme une manifestation de la magie ?

Lorsque Gilian et Shepherd vont se réconcilier à la fin du film, Gilian dira à Shepherd, tout en pleurant « je suis simplement humaine ».

Sorcière… humaine… quelle importance ? La magie est partout… et surtout au cinéma. N’est-ce pas là une bien belle parabole de la fascination que le 7ème art exerce depuis toujours sur ses spectateurs...


Kim Novak en compagnie des chats siamois ayant participé au tournage :

Kim Novak +++++

 

Kim Novak 1+

 

« L’adorable voisine », un merveilleux classique à voir et à revoir … vous passerez sans aucun doute un agréable moment. :o)

J’adore ce passage du film… ce jeu de regards est sublime !

t

 

 


Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 14 Février 2012

 

Le chat du Rabbin

 

 1

 

Synopsis :

Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d'elle... même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l'aider, son chat commet le sacrilège d'invoquer l'Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d'une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale...

 

Mon avis :

Un film d’animation de Joann Sfar d’une durée de 1h45mn qui va vous emmener dans un univers drôle et poétique.

 

Ce film est proposé en 3D et cela est, à mon avis, un non-sens qui n’apporte rien de plus.

 

 2

 

Ce film, c’est la bande dessinée qui prend vie.

On y retrouve le coup de crayon caractéristique des albums Sfar et les personnages auxquels les lecteurs ont déjà pu s’habituer : le Chat, le Rabbin, Zlabya (la fille de ce dernier), le Malka des Lions, le Cheikh Sfar, le Rabbin du Rabbin, etc.

Cependant, si vous ne connaissez rien des BD, vous ne serez pas perdus… tout est facilement compréhensible.

Remarquons un dessin plus « lisse » dans le film, certainement pour faciliter l’animation. Personnellement, cela ne m’a pas dérangé outre mesure.

 3

 

 

D’un point de vue visuel, rien de vraiment nouveau pour qui connait les œuvres de Sfar.

On se réapproprie sa poésie, les traits de caractères de ses personnages, sa maitrise des couleurs… Mais ce conte apporte encore plus : une superbe musique et surtout des voix uniques !

 

C’est un conte très bavard et certains pourront même être gagné par une certaine monotonie… pour ma part, je n’y ai vu qu’un exercice de haute voltige philosophique, restant à la portée de tous (de 7 à 77 ans).

Ce chat sage qui sort ses griffes contre l'intolérance avec un humour ravageur… quel délice !

Avouons toutefois, quelques petites longueurs mais ce film reste un petit chef-d’œuvre même si tout le monde n'adhérera pas à son message.

C'est donc par le son que le film s'impose. Musique qui mêle rythmes klezmers et inspiration arabo-andalouse, et surtout un casting vocal de tout premier ordre.

Le doublage apporte beaucoup. On entre rapidement dans le film et on se laisse transporter par l’histoire et ces voix magnifiquement choisies qui transmettent parfaitement les émotions et les tempéraments des personnages.

 

 4

 

Très bien rythmé, se succèdent dans ce conte des moments doux et des passages plus rapides et animés.

 

On peut toutefois regretter une fin assez « brutale »… qui ne gâche en rien ce joli conte.

 

 

 

Comme le disait Joann Sfar dans une interview donnée à Mondomix, l’idée est de raconter « comment les hommes sont tous aussi idiots vus par les yeux d’un chat ». Ce conte y arrive bien en utilisant le rire pour dédramatiser des questions tellement délicates à notre époque.

 

Parlons aussi du petit clin d’œil à « Tintin au Congo »… un passage fort sympathique et s’amusant des clichés véhiculés par Hergé dans son album.

 

Tout comme pour les BD, le « Chat du rabbin » est un conte « antireligieux ».

On a envie d’emmener les enfants voir ce conte pour les vacciner contre l’extrémisme, tellement la mesquinerie religieuse est démontée avec intelligence et drôlerie. L’affiche porte cette mention : «Des chats et des dieux.» Sfar s’en amuse : «La religion est un sujet beaucoup trop important pour qu’on le laisse aux seuls croyants !»

 

Un film à voir et des BD à lire… :o)

 

 

6

 

Les 3 BD qui ont inspiré le film…

 

 

7

 

7

 

8

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0

Publié le 6 Février 2012

Sonia nous parle de "Félins" par  Disneynature

 

 

 

a

 

Synopsis :

 

En Afrique, au Kenya, dans l’une des régions les plus sauvages du monde, les animaux vivent libres et loin des hommes.
Au sud du fleuve qui divise ces magnifiques terres, règne le clan des lions mené par Fang. La lionne Layla y élève la jeune Mara. Entre chasse et liens familiaux puissants, c’est la vie d’une famille qui s’écrit. Au nord du fleuve, le lion Kali et ses quatre fils rêvent d’étendre leur territoire. Bientôt, les eaux seront assez basses pour que les maîtres du nord tentent leur chance au sud…
Dans cet environnement où chacun joue sa survie chaque jour, Sita, une splendide femelle guépard, tente d’élever seule ses petits. Au fil des saisons, tous ces destins vont se croiser à travers une histoire qui n’est ni inventée ni mise en scène, mais captée comme jamais auparavant, de sa bouleversante intimité à sa spectaculaire beauté.

 

film-felins-streaming-vf-megavideo 4lpn7 1vwvl9

 

Mon avis :

 

Ce sujet a été exploité de nombreuses fois et n’a rien d’exceptionnel, mais il nous fascine toujours autant.

Voir des animaux sauvages évoluer dans leur milieu naturel remplit de dangers et de joies est sans aucun doute l’une des choses les plus belles que l’on puisse voir.

Le point fort de ce film est de ne s’être pas limité au lion ou au guépard… le mélange des deux modes de vie, de survie est très bien pensé.

images

Les images sont impressionnantes de beauté. La nature est sublime mais dure et impitoyable.

Tout un panel de sentiments s’exprime à travers ces grands fauves et leur environnement : tristesse, joie, amour…

« Félins », c’est une grande histoire de vie ou la lutte est une survie de tous les jours et où des mères doivent difficilement transmettre à la génération suivante.

Comment rester insensible devant un tel spectacle ?

Si l’homme est absent de ce film, nous avons tellement de choses en commun, à commencer par cet instinct familial.

images (1)

Mara, la petite lionne, qui ne va pas abandonner sa mère et se mettra en danger pour elle…

Kalis, le superbe roi de la savane qui part alors avec ces 4 fils…

Sita, la maman guépard qui appelle ses petits… comme c’est émouvant.

Quand tous ces destins se croisent, cela donne une histoire vibrante, superbe mais aussi tragique… la vie, sans artifices.

images (2)

Le film entier est narré du début à la fin par la voix off de Pascal Elbé.

J’ai vu un reportage à la télévision qui montrait que celui-ci était profondément intéressé par le sujet… il était présent dans la réserve lors du tournage.

Pourtant, sa voix est dénuée de toute tonalité, le débit est irrégulier et cela fait trop lu ! Cette mauvaise narration du récit est le gros point noir du film car la voix fait tout dans ce genre de film… soit elle nous entraîne, soit elle nous ennuie !

 

Sans compter que la musique choisit est un régal pour les oreilles même si un peu trop prononcée à mon goût, c'est-à-dire qui cherche à nous faire pleurer, nous faire peur dans les moments difficiles, nous amuser dans les moments de joie etc. avec des musiques qui insistent lourdement sur les scènes filmées.

téléchargement

Félicitons enfin la patience de l’équipe de tournage pour ces sublimes images. C’est bluffant à se demander comment les caméras ont pu se fondre à ce point parmi ces animaux.

 

Pour conclure, si vous voulez passer un agréable moment en famille, allez voir « Félins ». Il plaira aux petits et aux grands (film familial / à partir de 5 ans)… et vous ressortirez avec de sublimes images dans la tête.

Il se pourrait même qu’un de vos bambins vous demandent d’adopter un lionceau ou un guépard à la maison, optez plutôt pour un chat… Thaï !! :o)

 

 

 

 

786054--637x0-1

 


19955912-b 1 D6D6D6-f jpg-q x-20111227 031044

 


 images (5)


images (3)


 images (4)


 felins-film-lions


 

 

 felinsleroyaumeducourage-730x410

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Eurothai - Sonia

Publié dans #Le CinéBlog des chats

Repost 0